Newsletter ReBin 2ème trimestre 2020

Chers amies et amis de ReBin,
Alors que l’année 2020 s’ouvre sur une crise sanitaire majeure au niveau mondial avec des conséquences encore difficilement quantifiables, le retour à la
« normalité » apparaît comme un non-sens d’un point de vue économique, social et environnemental. Ce retour doit s’accompagner de véritables changements. L’économie circulaire est une réponse positive au gaspillage croissant des ressources qui s’annonce pour relancer un système non durable. Il faut investir dans des organisations et des solutions porteuses de durabilité, d’autonomie, de résilience, d’innovation et créatrices d’emploi.

La priorité pour les membres et les équipes de ReBin reste la transition vers un modèle pérenne, favorisant des modes de production et de consommation dans des circuits de
proximité, à même d’offrir une capacité de résilience économique aux petites et moyennes entreprises. La réponse doit être locale avec des acteurs engagés au sein d’une collectivité soucieuse de son bien-être et de son environnement. Développer des circuits courts, mutualiser nos efforts, travailler avec les artisans et les entrepreneurs locaux, valoriser les ressources naturelles, partager nos connaissances, consommer de manière plus responsable : il ne faut pas opposer les priorités mais les additionner!

Dans la difficulté, notre force réside aussi dans notre capacité à rester lucides, à  adapter nos comportements et faire en sorte que la relance soit écologique, équitable et socialement juste. Cette crise du coronavirus montre qu’il est possible d’intervenir pour faire face à des menaces qui pèsent sur la collectivité toute entière. C’est le moment ou jamais d’investir dans la transition écologique en créant des emplois d’avenir et en apprenant à devenir plus endurants ou résistants.

Newsletter ReBin 3ème trimestre 2019

Chers amies et amis de ReBin,

Durant le troisième trimestre, l’équipe du Centre de Valorisation des Déchets de Toffo a mis l’accent sur la vente de nos produits, afin d’atteindre progressivement l’équilibre financier du centre: un objectif essentiel pour 2020. L’économie circulaire est une réponse concrète à la menace qui pèse sur l’humanité. L’éco-conception de nos produits est essentielle, ainsi que revoir nos modes de consommation et refuser par exemple les emballages plastiques (la moitié étant à usage unique). Recycler et valoriser tout en réintroduisant nos matières dans le cercle industriel (production), sans oublier la réutilisation de certains objets tels que les bouteilles en verre. C’est possible et surtout vital pour notre avenir !

Bonne lecture 😉

Newsletter 2ème Trimestre 2019

Newsletter 2ème Trimestre 2019
Chers amies et amis de ReBin,
La deuxième newsletter de l’année 2019 est parue. Le deuxième trimestre de cette année est synonyme de développement continu. La
demande pour notre engrais organique a augmenté sensiblement et justifie pleinement les travaux que nous avons entamés en début d’année pour doubler notre capacité de production (objectif plus de 10 tonnes de déchets organiques par semaine).
Le Gouvernement béninois nous a également accordé sa confiance en validant notre demande d’Accord de Siège pour une période de 5 ans renouvelable. C’est donc avec une motivation accrue que nous aborderons la question de la création d’un deuxième centre en
2020 et l’implémentation d’une solution pour valoriser le déchet plastique.

Bonne lecture 😉

Rapport Annuel 2018

Rapport Annuel 2018 – L’année de la concrétisation

Découvrez au fil de ce rapport d’activités les multiples avancées faites par la Fondation ReBin dans le cadre de son projet de valorisation des déchets à Toffo au Bénin.

Pour le rapport complet avec le bilan financier, prière d’adresser votre demande à : contact@rebin.ch

Une fondation suisse fait de «l’or avec des ordures»

Une fondation suisse fait de «l’or avec des ordures»

BeninA Houègbo, la Fondation ReBin transforme 6 tonnes de déchets organiques par semaine en 100 m3 de biogaz. Elle produit aussi des engrais «bio».

Agnès Avocè porte fièrement un gros sac de biogaz sur son dos: plus de quatre kilos de gaz qu’elle vient de se procurer dans un centre pilote de gestion des ordures dans le sud du Bénin.

Pour cette jeune commerçante et mère de famille de cinq enfants, adieu la cuisine au charbon de bois qui «noircit les marmites et rend malade» et vive le biogaz!

Agnès Avocè porte fièrement un gros sac de biogaz sur son dos: plus de quatre kilos de gaz qu’elle vient de se procurer dans un centre pilote de gestion des ordures dans le sud du Bénin.

Pour cette jeune commerçante et mère de famille de cinq enfants, adieu la cuisine au charbon de bois qui «noircit les marmites et rend malade» et vive le biogaz!

Symphorien Adonon, 35 ans, est conducteur de moto. Avant de démarrer sa journée, il est venu déposer au centre la collecte d’une semaine de déchets soigneusement triés. Il empoche fièrement son dû: de quoi faire les courses pour le repas du soir, se réjouit-il. Le reste des ordures traitées – qui représentent un total de plus de vingt tonnes depuis juin 2018 – est apporté par une ONG locale de ramassage des ordures, Astome (Assainissement, sensibilisation, traitement des ordures ménagers et entretien).

Florent Gbégnon, le président de cette association, récoltait autrefois les ordures de sa localité avec une charrette. C’est désormais avec un tricycle fourni par le centre qu’il assure le convoyage. «Le soulagement est énorme. Pousser les charrettes, c’était comme (porter) une croix», lâche-t-il en vidant d’énormes déchets de résidus d’ananas.

Mine d’or

Le taux d’évacuation des ordures pour tout le Bénin est en moyenne de 17% (39% en milieu urbain et à peine 3% en milieu rural), selon l’ONG locale PAVCD, spécialisée dans l’assainissement en milieu urbain et péri-urbain.

Dans cette région agricole de Toffo, le marché de Houègbo est l’un des plus fréquentés du pays et la mairie affirme que plus d’une tonne de déchets d’ananas pain de sucre est générée tous les jours.

Ce sont d’ailleurs les tas d’immondices du marché qui ont attiré l’attention de Mark Giannelli, fondateur de ReBin. «J’ai vu cela non pas comme un problème mais comme une opportunité. Je me suis dit que cela constituait une mine d’or», raconte-t-il à l’AFP.

Au Ghana ou au Togo

En prospection pour l’installation d’un centre pilote au Ghana ou au Togo voisins, c’est finalement dans ce petit village du Bénin, particulièrement enthousiaste à l’idée du projet, que l’homme d’affaires a posé ses valises il y a moins d’un an.

Son but est de mettre en place «une vraie économie qui serve la population et protège l’environnement». L’argument de la proximité est aussi mis en avant: «Le but est d’éviter les grands voyages d’ordures. Il faut prendre les problèmes localement et leur trouver des solutions locales», dit-il.

Mark Giannelli souhaite étendre le projet pilote à des communes plus grandes et transférer la technologie, pour que des entrepreneurs locaux prennent le relais. «On doit dupliquer ce centre dans les 77 communes» du Bénin, explique Sewai Mardochée, ingénieur en valorisation des déchets et directeur du centre pilote. «On pourra alors créer de l’emploi et assainir notre cadre de vie en diminuant l’utilisation du bois de chauffe et du charbon», projette-t-il.

Nicolas Hounjè, fonctionnaire à la retraite, s’est déjà proposé pour reprendre la société: «Nous ne savions pas chez nous, ici, que les ordures pouvaient devenir sources de bonheur», souffle-t-il.

(afp) – Mercredi 22 Août 2018 À 15:39

https://m.tdg.ch/articles/5b7d5ffaab5c372ff0000001

https://www.24heures.ch/savoirs/environnement/fondation-suisse-ordures/story/13387004

http://lapresse.c4.fr/nouvelles/une-fondation-suisse-fait-de-lor-avec-des-ordures

http://www.linternaute.com/video/680531/au-benin-les-ordures-sont-devenues-de-l-or/

https://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Une-fondation-suisse-fait-de–l-or-avec-des-ordures–17358486