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Empreinte

La gestion des déchets est un défi croissant. Un problème qui ne devient que plus ardu tant la population se développe et devient plus riche. La quantité de déchets augmente au niveau mondial et avec la croissance attendue de la population mondiale à 9 milliards d’ici 2050, la menace posée par la société à l’environnement est immense.

Quand le déchet était organique uniquement, il était facile à gérer. A présent les matières plastiques, les métaux et les produits toxiques sont présents dans tous les consommables et ont abouti à une gestion beaucoup plus complexe et sophistiquée des déchets. Les déchets ont un impact sur l’environnement dans son ensemble et crée un risque pour l’humanité.

La nature et la qualité des déchets ont considérablement changé ces dernières années, en particulier dans les pays en voie de développement. La transition de déchets organiques vers des ordures de plus en plus chimiques représente un enjeu majeur de la pollution des nappes phréatiques. Le traitement des eaux et la gestion des sites d’enfouissement représentent un coût que les gouvernements ont du mal à financer, surtout quand les projets qui abordent le problème d’une manière stratégique et durable s’inscrivent dans le long terme.

Ne pas agir retarde le problème et l’aggrave de façon exponentielle. Dépendre uniquement des autorités est difficile parce que le budget de ces opérations est difficile à justifier quand les recettes intérieures sont limitées et doivent être affectées à d’autres priorités essentielles. Trouver des solutions alternatives, indépendantes, privées et durables, soutenues par une volonté politique et les acteurs civils est une approche avec un grand potentiel.

Les faits sur les déchets et leurs effets sur les humains et l’environnement :

– Le papier est assez facile à recycler en fonction du type. Cependant le papier dans les décharges peut conduire à des problèmes. L’encre peut contenir des composés organiques volatils, des huiles non renouvelables, et le pire de tout, des métaux lourds. En moyenne, on estime que le papier se décompose entre 2 et 4 semaines.

– Les produits chimiques ajoutés aux matières plastiques peuvent être absorbés par le corps humain. Il est prouvé que certains d’entre eux peuvent altérer nos hormones ou avoir d’autres effets dangereux sur la santé humaine. Le plastique enfoui dans les décharges libère des substances chimiques nocives (Lixiviat) qui se propagent dans les eaux souterraines. Les taux de décomposition du plastique peuvent aller de 80 à plusieurs centaines d’années.

– Le verre peut pratiquement être recyclé à l’infini. Cependant le verre est également fait de silice et il est estimé qu’il faut plus d’un million d’années pour qu’il soit complètement décomposé. La partie la plus nuisible à l’environnement est son processus de production très énergivore.

– Les métaux non ferreux sont très dangereux ; ceux-ci peuvent consister en des métaux lourds qui sont toxiques pour les humains. Les canettes en aluminium ont un cycle de décomposition d’environ 80 à 100 ans. Les boîtes en acier peuvent prendre plus de 50 ans à se décomposer.

– Les déchets provenant de la construction sont généralement recyclables. Les matériaux inertes tels que la brique ou le béton sont facilement réutilisables dans les travaux de fondation. Le gypse (il s’agit de la pierre ou du plâtre) est cependant facilement recyclable, mais une fois entreposé dans une décharge, il produit un sulfure d’hydrogène hautement toxique.

– Les déchets électroniques (E-Waste) ne sont généralement pas facilement séparables en composants individuels. Leur présence dans les décharges est très problématique. Ces objets sont remplis de nombreuses variétés de produits chimiques, de métaux lourds et de matières plastiques à base de pétrole. Tous ces éléments ont des taux de décomposition différents et qui tous produisent du Lixiviat néfaste au fil du temps.

– Les maladies résultant du déchet : retard de croissance (métaux lourds), des anomalies hématologiques, des niveaux élevés de neutrophiles et de plaquettes, la thrombose, la fièvre typhoïde, la dysenterie, la lyse, l’anémie, le choléra, l’hépatite et bien d’autres.

La surconsommation : une absurdité. 33% de l’azote utilisé globalement sert à produire de la viande pour la consommation des européens, ce qui représente seulement 7% de la population mondiale. Chaque année, le consommateur moyen en Europe et aux Etats-Unis jette entre 95 et 115 kilos de nourriture ; la quantité de nourriture jetée dans les pays industrialisés chaque année (222 millions de tonnes) correspond à peu près la quantité de nourriture produite dans toute l’Afrique subsaharienne (230 millions de tonnes).

 

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