ReBin distribue les sacs et les réchauds biogas (B)Energy à Toffo (en language Fon)

La Team du Centre de Valorisation de Toffo commence la distribution des équipements biogaz Katrin Puetz B Energy à tous les voisins qui se portent volontaires pour une période de 1 à 3 mois.

Notre objectif: informer, sensibiliser, former, convaincre et adopter une méthode de cuisson saine et écologique. Son coût est abordable lorsque vous entrez dans le système de l’économie circulaire en payant la recharge avec vos propres déchets solides ménagers 😉

Faisons de Toffo la première commune biogaz à usage domestique du Bénin 😉

Newsletter ReBin 3ème trimestre 2019

Chers amies et amis de ReBin,

Durant le troisième trimestre, l’équipe du Centre de Valorisation des Déchets de Toffo a mis l’accent sur la vente de nos produits, afin d’atteindre progressivement l’équilibre financier du centre: un objectif essentiel pour 2020. L’économie circulaire est une réponse concrète à la menace qui pèse sur l’humanité. L’éco-conception de nos produits est essentielle, ainsi que revoir nos modes de consommation et refuser par exemple les emballages plastiques (la moitié étant à usage unique). Recycler et valoriser tout en réintroduisant nos matières dans le cercle industriel (production), sans oublier la réutilisation de certains objets tels que les bouteilles en verre. C’est possible et surtout vital pour notre avenir !

Bonne lecture 😉

Echanger votre déchet contre de l’argent

Echanger votre déchet contre de l’argent

Bingo ! Une Fondation Suisse ReBin implantée au Bénin apporte une solution pragmatique à la gestion durable des déchets en les transformant en énergie et fertilisants.

Depuis 2017, la fondation procède au recyclage des déchets organiques collectés auprès des ménages, pour transformer en énergies et fertilisants, au profit des mêmes populations.

« Le but est d’assainir les villes et campagnes du Bénin, tout en fournissant des services nouveaux qui simplifient la vie aux populations », explique Sèwaï Mardochée, Directeur des Opérations du Centre de Valorisation des déchets de la Fondation ReBin à Agridigitale.

Réutilise ta poubelle

ReBin est un mot composé anglais « Re-use your Bin » signifie en français « réutilise ta poubelle ». La commune de Toffo a été choisie par la Fondation pour abriter la phase expérimentale du projet.

Déjà, plus de 500 ménages ont été sensibilisés à apporter les déchets, directement sur le site de la Fondation à Toffo.

En contrepartie, ils reçoivent l’un des produits du Centre à savoir le biogaz, le compost, l’eau potable, l’effluent ou encore du poisson. « Ceux qui le désirent, échangent plutôt ces déchets contre de l’argent », dévoile M. Mardochée.

Ainsi, pour 10kg de déchets apportés, l’intéressé reçoit 250 francs CFA ; la quantité des produits donnés en échange par la fondation se base d’ailleurs sur ce principe et les populations semblent bien en être ravies.

Le recours au biogaz

Adéline Awadédji n’apporte pas de déchets au Centre ReBin ; mais elle y va régulièrement pour se procurer du biogaz. Comparé au charbon ou au bois de chauffage, ce mode de cuisson lui simplifie réellement la vie, à en croire ses propos.

Elle l’utilise pour la cuisson des aliments dans son ménage, mais aussi pour son petit commerce. « Lorsque je charge mon sac de biogaz à raison de 400 F le sac, je peux l’utiliser pendant 5h de temps environ », confie la vendeuse de yovo dokô (beignets réalisés à base de farine de blé).

« Les 5h de temps sont réparties bien évidemment sur plusieurs jours ; « tout dépend en fait de ce que je prépare », ajoute –t-elle.

Songhaï, un partenaire de taille

En prenant ses quartiers à Toffo en novembre 2017, la Fondation ReBin a très tôt sollicité l’expertise de Songhaï (pour l’installation des bio- digesteurs, la broyeuse de déchets, les bassins piscicoles et aussi pour la formation du personnel.

Depuis lors, les deux partenaires travaillent en symbiose pour la réussite du projet qui devrait s’étendre aux 77 communes du Bénin.

Comme Songhaï, la Fondation ReBin s’inscrit également dans une logique d’intégration de ses activités, afin d’aller jusqu’au bout des cycles de transformation des matières premières. Cette belle expérience pourrait être exportée au-delà des frontières béninoises et profiter à toute l’Afrique.

 Publié le : 15 Aout 2019  Mise à jour le : 18 Aout 2019

http://agridigitale.net/art-echanger_votre_dchet_contre_de_l_argent_.html

Newsletter 2ème Trimestre 2019

Newsletter 2ème Trimestre 2019
Chers amies et amis de ReBin,
La deuxième newsletter de l’année 2019 est parue. Le deuxième trimestre de cette année est synonyme de développement continu. La
demande pour notre engrais organique a augmenté sensiblement et justifie pleinement les travaux que nous avons entamés en début d’année pour doubler notre capacité de production (objectif plus de 10 tonnes de déchets organiques par semaine).
Le Gouvernement béninois nous a également accordé sa confiance en validant notre demande d’Accord de Siège pour une période de 5 ans renouvelable. C’est donc avec une motivation accrue que nous aborderons la question de la création d’un deuxième centre en
2020 et l’implémentation d’une solution pour valoriser le déchet plastique.

Bonne lecture 😉

Rapport Annuel 2018

Rapport Annuel 2018 – L’année de la concrétisation

Découvrez au fil de ce rapport d’activités les multiples avancées faites par la Fondation ReBin dans le cadre de son projet de valorisation des déchets à Toffo au Bénin.

Pour le rapport complet avec le bilan financier, prière d’adresser votre demande à : contact@rebin.ch

La lutte contre les sacs plastiques en Afrique

La lutte contre les sacs plastiques en Afrique :  les interdictions sont-elles vraiment efficaces ?

2018 © Fodé Diaby – Fondation ReBin

 

Situation actuelle du plastique 

« Combattre la pollution plastique » c’est le thème de la journée mondiale de l’environnement de cette année 2018. La problèmatique du plastique, devenue alarmante à l’échelle mondiale, est un fléau écologique sans frontière. Les gouvernents et les pouvoirs publics semblent prendre conscience de l’omniprésence du plastique dans nos vies. Cette matière de notre quotidien représente une pollution latente dont les conséquences sur la santé humaine et l’environnement sont bien visibles.

Sans titreLa décomposition d’un sac plastique prend environ 400 ans pourtant sa production et son utilisation continuent d’augmenter. Plus de 500 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année dans le monde soit près de 16 000 sacs plastiques chaque seconde. Seuls 5% du plastique utilisé au niveau mondial sont recyclés. L’usage unique du sac plastique pour nos courses, parfois réutilisé comme sac poubelle, ne favorise pas la lutte contre cette pollution sournoise.

Dans les zones rurales de l’Afrique de l’Ouest, le débat sur l’interdiction des sacs plastiques est incontournable. Certaines populations se sont complétement habituées à la présence des déchets plastiques dans leur paysage. Ce phénomène bloque des systèmes d’évacuation et touche directement l’écosystème aquatique . De la décharge de Mbeubeuss à Dakar au marché de Houégbo au Bénin, le constat est unanime: les sacs plastiques sont partout.

Loi interdisant les sacs plastiques 

Des Etats comme le Rwanda, le Togo, le Sénégal, le Maroc, la Mauritanie et très récemment le Bénin ont pris des mesures pour bannir les sacs plastiques. Une interdiction qui vient dénoncer la situation inquiétante de la réglementation sur les déchets plastiques. Cette loi vise à interdire la fabrication, l’importation et la vente de sacs plastiques non biodégradables. Une initiave, saluée par les acteurs de l’environnement, qui hélas atteint  ses limites.

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Quelques temps après l’adoption de la loi, la question sur l’efficacité de ces interdictions s’impose. Comme pour toutes les transitions, une période d’adaptation est toujours nécessaire.

Dans la majorité des villes concernées par ces mesures, des sacs plastiques y sont toujours en circulation comme si aucune loi n’avait été votée. De plus, chacun de ces pays disposent d’une législation avec des spécificités territoriales. Dans certaines localités, les obstacles à l’application des interdictions restent principalement l’information et la sensibilisation.

Pour des habitants parfois analphabètes, la différenciation entre des sacs plastiques « biodégradables » et « non biodégradables » freine l’initiative malgré leur bonne volonté.

Des pays, comme le Rwanda, ont réussi ce pari d’exclure tous les sacs plastiques de leur espace. Depuis 2008, la loi rwandaise est stricte sur l’usage des sacs plastiques non biodégradables sur son territoire. Cette fermeté s’appuie sur la sanction pour faire respecter la loi. D’autres villes tentent de suivre cette voie malgré quelques résistances sociales.

Quelles alternatives ?

Pendant que le débat sur l’efficacité ou non d’interdire les sacs plastiques préoccupe certains,d’autres agissent et proposent des alternatives. L’impact négatif du plastique sur l’environnement et sur la population fait face à une production grandissante qui n’attend  pas. Voir les déchets plastiques comme «  une ressource précieuse » devient un moteur fort pour de nombreux défenseurs de l’environnement.

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Àtravers son ouvrage « Zéro déchet en décharge, c’est possible !» , Dr Isabelle Chevalley nous livre un guide pratique de gestion des déchets. Entre illustrations et alternatives, la spécialiste de la problématique des déchets partage son expérience sur le terrain africain en rendant simples des sujets complexes.

Les dangers du sac dégradable 

Nombreux sont ceux qui ne différencient pas le sac dit dégradable du sac biodégradable. Le sachet biodégrable est fabriqué à base d’amidon de maïs, de pomme de terre ou encore de blé. Ce sachet est compostable et se transformera en terre. Aucun danger ! Par contre le sac dégradable, dit oxodégradable ou fragmentable, est fabriqué en polyéthylène auquel on a ajouté des produits chimiques pour faciliter sa décomposition. Il lui faudra environ 60 jours pour se dégrader et se transformer en miniscules fragments de plastique qui finiront tôt ou tard dans la chaîne alimentaire. Ces sacs sont un leurre et sont encore plus dangereux que les sachets traditionnels qui eux peuvent être collectés.

 

Les solutions

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Elles sont diverses et variées. Elles ont l’avantage de pouvoir s’adapter aux réalités du terrain et correspondre à des attentes locales. On peut recycler les plastiques durs en les broyant et en les préparant pour être retransformés en objets (par exemple des bouteilles, des tubes ou encore des poubelles). On peut également transformer le plastique en carburant ; c’est la solution que privilégie la Fondation ReBin à court et moyen terme. Il s’agit d’adopter l’option la plus pragmatique et la plus efficace pour se débarasser de l’existant et ainsi assainir notre environnement, notamment dans la commune de Toffo au Bénin.

Beaucoup d’acteurs locaux adoptent de plus en plus des comportements écologiques et tentent d’agir à leur échelle. Sans un sursaut citoyen, la situation des déchets ne va pas se résoudre. Au Sénégal, des initiatives citoyennes comme « Save Dakar » sensibilisent la population sur l’importance de cette lutte contre des déchets.

L’enthousiame des populations, à faire disparaître les dépôts sauvages, est concret. C’est avec le cœur à l’ouvrage, poussés par la Fondation ReBin, que les habitants de Toffo participent à la viabilisation d’une économie circulaire. Le succès de leur centre de valorisation des déchets est la preuve d’une volonté d’agir et d’une prise de conscience environnementale qui se veut durable.

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Une fondation suisse fait de «l’or avec des ordures»

Une fondation suisse fait de «l’or avec des ordures»

BeninA Houègbo, la Fondation ReBin transforme 6 tonnes de déchets organiques par semaine en 100 m3 de biogaz. Elle produit aussi des engrais «bio».

Agnès Avocè porte fièrement un gros sac de biogaz sur son dos: plus de quatre kilos de gaz qu’elle vient de se procurer dans un centre pilote de gestion des ordures dans le sud du Bénin.

Pour cette jeune commerçante et mère de famille de cinq enfants, adieu la cuisine au charbon de bois qui «noircit les marmites et rend malade» et vive le biogaz!

Agnès Avocè porte fièrement un gros sac de biogaz sur son dos: plus de quatre kilos de gaz qu’elle vient de se procurer dans un centre pilote de gestion des ordures dans le sud du Bénin.

Pour cette jeune commerçante et mère de famille de cinq enfants, adieu la cuisine au charbon de bois qui «noircit les marmites et rend malade» et vive le biogaz!

Symphorien Adonon, 35 ans, est conducteur de moto. Avant de démarrer sa journée, il est venu déposer au centre la collecte d’une semaine de déchets soigneusement triés. Il empoche fièrement son dû: de quoi faire les courses pour le repas du soir, se réjouit-il. Le reste des ordures traitées – qui représentent un total de plus de vingt tonnes depuis juin 2018 – est apporté par une ONG locale de ramassage des ordures, Astome (Assainissement, sensibilisation, traitement des ordures ménagers et entretien).

Florent Gbégnon, le président de cette association, récoltait autrefois les ordures de sa localité avec une charrette. C’est désormais avec un tricycle fourni par le centre qu’il assure le convoyage. «Le soulagement est énorme. Pousser les charrettes, c’était comme (porter) une croix», lâche-t-il en vidant d’énormes déchets de résidus d’ananas.

Mine d’or

Le taux d’évacuation des ordures pour tout le Bénin est en moyenne de 17% (39% en milieu urbain et à peine 3% en milieu rural), selon l’ONG locale PAVCD, spécialisée dans l’assainissement en milieu urbain et péri-urbain.

Dans cette région agricole de Toffo, le marché de Houègbo est l’un des plus fréquentés du pays et la mairie affirme que plus d’une tonne de déchets d’ananas pain de sucre est générée tous les jours.

Ce sont d’ailleurs les tas d’immondices du marché qui ont attiré l’attention de Mark Giannelli, fondateur de ReBin. «J’ai vu cela non pas comme un problème mais comme une opportunité. Je me suis dit que cela constituait une mine d’or», raconte-t-il à l’AFP.

Au Ghana ou au Togo

En prospection pour l’installation d’un centre pilote au Ghana ou au Togo voisins, c’est finalement dans ce petit village du Bénin, particulièrement enthousiaste à l’idée du projet, que l’homme d’affaires a posé ses valises il y a moins d’un an.

Son but est de mettre en place «une vraie économie qui serve la population et protège l’environnement». L’argument de la proximité est aussi mis en avant: «Le but est d’éviter les grands voyages d’ordures. Il faut prendre les problèmes localement et leur trouver des solutions locales», dit-il.

Mark Giannelli souhaite étendre le projet pilote à des communes plus grandes et transférer la technologie, pour que des entrepreneurs locaux prennent le relais. «On doit dupliquer ce centre dans les 77 communes» du Bénin, explique Sewai Mardochée, ingénieur en valorisation des déchets et directeur du centre pilote. «On pourra alors créer de l’emploi et assainir notre cadre de vie en diminuant l’utilisation du bois de chauffe et du charbon», projette-t-il.

Nicolas Hounjè, fonctionnaire à la retraite, s’est déjà proposé pour reprendre la société: «Nous ne savions pas chez nous, ici, que les ordures pouvaient devenir sources de bonheur», souffle-t-il.

(afp) – Mercredi 22 Août 2018 À 15:39

https://m.tdg.ch/articles/5b7d5ffaab5c372ff0000001

https://www.24heures.ch/savoirs/environnement/fondation-suisse-ordures/story/13387004

http://lapresse.c4.fr/nouvelles/une-fondation-suisse-fait-de-lor-avec-des-ordures

http://www.linternaute.com/video/680531/au-benin-les-ordures-sont-devenues-de-l-or/

https://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Une-fondation-suisse-fait-de–l-or-avec-des-ordures–17358486