Echanger votre déchet contre de l’argent

Echanger votre déchet contre de l’argent

Bingo ! Une Fondation Suisse ReBin implantée au Bénin apporte une solution pragmatique à la gestion durable des déchets en les transformant en énergie et fertilisants.

Depuis 2017, la fondation procède au recyclage des déchets organiques collectés auprès des ménages, pour transformer en énergies et fertilisants, au profit des mêmes populations.

« Le but est d’assainir les villes et campagnes du Bénin, tout en fournissant des services nouveaux qui simplifient la vie aux populations », explique Sèwaï Mardochée, Directeur des Opérations du Centre de Valorisation des déchets de la Fondation ReBin à Agridigitale.

Réutilise ta poubelle

ReBin est un mot composé anglais « Re-use your Bin » signifie en français « réutilise ta poubelle ». La commune de Toffo a été choisie par la Fondation pour abriter la phase expérimentale du projet.

Déjà, plus de 500 ménages ont été sensibilisés à apporter les déchets, directement sur le site de la Fondation à Toffo.

En contrepartie, ils reçoivent l’un des produits du Centre à savoir le biogaz, le compost, l’eau potable, l’effluent ou encore du poisson. « Ceux qui le désirent, échangent plutôt ces déchets contre de l’argent », dévoile M. Mardochée.

Ainsi, pour 10kg de déchets apportés, l’intéressé reçoit 250 francs CFA ; la quantité des produits donnés en échange par la fondation se base d’ailleurs sur ce principe et les populations semblent bien en être ravies.

Le recours au biogaz

Adéline Awadédji n’apporte pas de déchets au Centre ReBin ; mais elle y va régulièrement pour se procurer du biogaz. Comparé au charbon ou au bois de chauffage, ce mode de cuisson lui simplifie réellement la vie, à en croire ses propos.

Elle l’utilise pour la cuisson des aliments dans son ménage, mais aussi pour son petit commerce. « Lorsque je charge mon sac de biogaz à raison de 400 F le sac, je peux l’utiliser pendant 5h de temps environ », confie la vendeuse de yovo dokô (beignets réalisés à base de farine de blé).

« Les 5h de temps sont réparties bien évidemment sur plusieurs jours ; « tout dépend en fait de ce que je prépare », ajoute –t-elle.

Songhaï, un partenaire de taille

En prenant ses quartiers à Toffo en novembre 2017, la Fondation ReBin a très tôt sollicité l’expertise de Songhaï (pour l’installation des bio- digesteurs, la broyeuse de déchets, les bassins piscicoles et aussi pour la formation du personnel.

Depuis lors, les deux partenaires travaillent en symbiose pour la réussite du projet qui devrait s’étendre aux 77 communes du Bénin.

Comme Songhaï, la Fondation ReBin s’inscrit également dans une logique d’intégration de ses activités, afin d’aller jusqu’au bout des cycles de transformation des matières premières. Cette belle expérience pourrait être exportée au-delà des frontières béninoises et profiter à toute l’Afrique.

 Publié le : 15 Aout 2019  Mise à jour le : 18 Aout 2019

http://agridigitale.net/art-echanger_votre_dchet_contre_de_l_argent_.html

Une fondation suisse fait de «l’or avec des ordures»

Une fondation suisse fait de «l’or avec des ordures»

BeninA Houègbo, la Fondation ReBin transforme 6 tonnes de déchets organiques par semaine en 100 m3 de biogaz. Elle produit aussi des engrais «bio».

Agnès Avocè porte fièrement un gros sac de biogaz sur son dos: plus de quatre kilos de gaz qu’elle vient de se procurer dans un centre pilote de gestion des ordures dans le sud du Bénin.

Pour cette jeune commerçante et mère de famille de cinq enfants, adieu la cuisine au charbon de bois qui «noircit les marmites et rend malade» et vive le biogaz!

Agnès Avocè porte fièrement un gros sac de biogaz sur son dos: plus de quatre kilos de gaz qu’elle vient de se procurer dans un centre pilote de gestion des ordures dans le sud du Bénin.

Pour cette jeune commerçante et mère de famille de cinq enfants, adieu la cuisine au charbon de bois qui «noircit les marmites et rend malade» et vive le biogaz!

Symphorien Adonon, 35 ans, est conducteur de moto. Avant de démarrer sa journée, il est venu déposer au centre la collecte d’une semaine de déchets soigneusement triés. Il empoche fièrement son dû: de quoi faire les courses pour le repas du soir, se réjouit-il. Le reste des ordures traitées – qui représentent un total de plus de vingt tonnes depuis juin 2018 – est apporté par une ONG locale de ramassage des ordures, Astome (Assainissement, sensibilisation, traitement des ordures ménagers et entretien).

Florent Gbégnon, le président de cette association, récoltait autrefois les ordures de sa localité avec une charrette. C’est désormais avec un tricycle fourni par le centre qu’il assure le convoyage. «Le soulagement est énorme. Pousser les charrettes, c’était comme (porter) une croix», lâche-t-il en vidant d’énormes déchets de résidus d’ananas.

Mine d’or

Le taux d’évacuation des ordures pour tout le Bénin est en moyenne de 17% (39% en milieu urbain et à peine 3% en milieu rural), selon l’ONG locale PAVCD, spécialisée dans l’assainissement en milieu urbain et péri-urbain.

Dans cette région agricole de Toffo, le marché de Houègbo est l’un des plus fréquentés du pays et la mairie affirme que plus d’une tonne de déchets d’ananas pain de sucre est générée tous les jours.

Ce sont d’ailleurs les tas d’immondices du marché qui ont attiré l’attention de Mark Giannelli, fondateur de ReBin. «J’ai vu cela non pas comme un problème mais comme une opportunité. Je me suis dit que cela constituait une mine d’or», raconte-t-il à l’AFP.

Au Ghana ou au Togo

En prospection pour l’installation d’un centre pilote au Ghana ou au Togo voisins, c’est finalement dans ce petit village du Bénin, particulièrement enthousiaste à l’idée du projet, que l’homme d’affaires a posé ses valises il y a moins d’un an.

Son but est de mettre en place «une vraie économie qui serve la population et protège l’environnement». L’argument de la proximité est aussi mis en avant: «Le but est d’éviter les grands voyages d’ordures. Il faut prendre les problèmes localement et leur trouver des solutions locales», dit-il.

Mark Giannelli souhaite étendre le projet pilote à des communes plus grandes et transférer la technologie, pour que des entrepreneurs locaux prennent le relais. «On doit dupliquer ce centre dans les 77 communes» du Bénin, explique Sewai Mardochée, ingénieur en valorisation des déchets et directeur du centre pilote. «On pourra alors créer de l’emploi et assainir notre cadre de vie en diminuant l’utilisation du bois de chauffe et du charbon», projette-t-il.

Nicolas Hounjè, fonctionnaire à la retraite, s’est déjà proposé pour reprendre la société: «Nous ne savions pas chez nous, ici, que les ordures pouvaient devenir sources de bonheur», souffle-t-il.

(afp) – Mercredi 22 Août 2018 À 15:39

https://m.tdg.ch/articles/5b7d5ffaab5c372ff0000001

https://www.24heures.ch/savoirs/environnement/fondation-suisse-ordures/story/13387004

http://lapresse.c4.fr/nouvelles/une-fondation-suisse-fait-de-lor-avec-des-ordures

http://www.linternaute.com/video/680531/au-benin-les-ordures-sont-devenues-de-l-or/

https://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Une-fondation-suisse-fait-de–l-or-avec-des-ordures–17358486

 

Concours de cuisson biogaz à Toffo, Bénin

Dans le cadre de notre projet dans la commune de Toffo et l’introduction du biogaz à usage domestique, nous avons réalisé une compétition avec les femmes du village. Avec notre (B)pack et notre réchaud artisanal, nous avons gagné la compétition de cuisson de haricots contre le bois et le charbon! Il nous a fallu 72 minutes contre 85 minutes pour le bois et 120 minutes pour le charbon de bois, ce qui a impressionné nos hôtes. Une solution économique, propre et rapide. Moins de déforestation et de fumées toxiques. Un grand merci au Roi de Houégbo pour son accueil et aux dames du marché qui ont joué le jeu et nous ont par la même occasion, préparé un délicieux repas.

Le Centre Songhaï à Porto Novo

Le Centre Songhaï : développement durable de l’entrepreneuriat

Lors de notre mission au Bénin en décembre 2016, nous avons eu l’opportunité et la chance de découvrir le Centre Songhaï, un centre d’excellence pour la formation des jeunes entrepreneurs en agrobiologie et dont le siège régional est situé à Porto Novo.

Cela fait plus de 30 ans que le Centre Songhaï travaille à promouvoir entrepreneuriat agricole durable au Bénin. Cette ONG créée en 1985 et reconnue depuis 1990 est principalement active dans la formation, la production, la recherche et le développement dans les domaines agricole et agro-industriel. Depuis sa création, le personnel du centre se focalise sur le développement d’un modèle de production agrobiologique ainsi que des formations pour les entrepreneurs agricoles. Cette institution de promotion du développement durable s’appuie sur les jeunes entrepreneurs pour mettre en avant des modèles socio-économiques viables à travers le pays. Le centre contribue ainsi au développement économique du Bénin en créant des villes rurales vertes sur le territoire.

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Le modèle Songhaï est basé sur la relation entre l’environnement, l’agriculture, la technologie, les services et l’industrie. Dans la pratique, le modèle encourage l’utilisation des ressources locales, la combinaison des pratiques agricoles traditionnelles et modernes, l’adaptation technologique et la diversification des activités. Grâce à ces pratiques, Songhaï intègre des concepts de «zéro déchet» et de «productivité totale» grâce à l’utilisation de pratiques agricoles biologiques et écologiques. Ainsi, le modèle Songhaï offre aux communautés rurales la possibilité d’utiliser et de gérer leurs ressources de manière durable tout en favorisant le développement économique local.

Son modèle est une source d’inspiration pour notre projet pilote dans la commune de Toffo. Il comprend principalement trois composantes du développement, à savoir:

  • Impliquer les centres agricoles de manière durable sur le plan financier et environnemental dans la transformation des produits primaires;
  • Former les agriculteurs et renforcer les compétences des entrepreneurs et des dirigeants socio-économiques en mettant l’accent sur les concepts «zéro déchet» et «productivité totale», tout en incluant les techniques de pré et post-récolte;
  • Faciliter l’accès à une communauté d’agriculteurs diplômés qui forment des pôles d’affaires agricoles et gèrent leurs propres fermes, grâce à un réseau de prestations de services et d’accès au marché.

Nous espérons pouvoir construire un partenariat durable avec cet acteur incontournable au Bénin et en particulier sur la composante du biogaz.

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Un grand merci à son fondateur, le père Godfrey Nzamujoleurs ainsi qu’aux responsables du secteur « Energies Renouvelables », Messieurs Victor Boko et Justin Lekoto, pour leur aide et contribution précieuse qui augure une belle coopération entre nos deux organisations.

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GoodFestival 2016

good-festivalReBin à la rencontre d’innovateurs du monde entier au Good Festival 2016 à Lausanne. Belles rencontres et projets au service d’un monde meilleur. Présentation du modèle devant un panel d’experts: nous proposons une solution pour redonner la valeur des déchets aux communautés qui les produisent.