Newsletter ReBin 1er trimestre 2020

Newsletter ReBin 1er trimestre 2020
Chers amies et amis de ReBin,

La crise sanitaire à laquelle nous faisons face nous affecte chacune et chacun dans notre quotidien, soit parce que nous continuons de travailler pour prendre soin des autres et assurer leurs besoins essentiels, soit parce nous sommes confiné·es, parfois dans des conditions très difficiles. Le continent africain n’est pas épargé. Pour tenter d’endiguer la progression de la pandémie, les autorités béninoises ont mis en place une série de mesures que nous saluons. Le Conseil de Fondation ainsi que la Direction du Centre de Valorisation de Toffo n’ont pas attendu pour prendre des mesures et des actions concrètes sur place, afin de préserver la santé de notre personnel, des usagers et des population riveraine.

Dans la difficulté, notre force réside aussi dans notre capacité à rester lucides, à  adapter nos comportements et faire en sorte que la relance soit écologique, équitable et socialement juste. Cette crise du coronavirus montre qu’il est possible d’intervenir pour faire face à des menaces qui pèsent sur la collectivité toute entière. C’est le moment ou jamais d’investir dans la transition écologique en créant des emplois d’avenir et en apprenant à devenir plus résiliants.

 «Les grands changements semblent impossibles au début et inévitables à la fin» (Bob Hunter).

ReBin distribue les sacs et les réchauds biogas (B)Energy à Toffo (en language Fon)

La Team du Centre de Valorisation de Toffo commence la distribution des équipements biogaz Katrin Puetz B Energy à tous les voisins qui se portent volontaires pour une période de 1 à 3 mois.

Notre objectif: informer, sensibiliser, former, convaincre et adopter une méthode de cuisson saine et écologique. Son coût est abordable lorsque vous entrez dans le système de l’économie circulaire en payant la recharge avec vos propres déchets solides ménagers 😉

Faisons de Toffo la première commune biogaz à usage domestique du Bénin 😉

Newsletter ReBin 3ème trimestre 2019

Chers amies et amis de ReBin,

Durant le troisième trimestre, l’équipe du Centre de Valorisation des Déchets de Toffo a mis l’accent sur la vente de nos produits, afin d’atteindre progressivement l’équilibre financier du centre: un objectif essentiel pour 2020. L’économie circulaire est une réponse concrète à la menace qui pèse sur l’humanité. L’éco-conception de nos produits est essentielle, ainsi que revoir nos modes de consommation et refuser par exemple les emballages plastiques (la moitié étant à usage unique). Recycler et valoriser tout en réintroduisant nos matières dans le cercle industriel (production), sans oublier la réutilisation de certains objets tels que les bouteilles en verre. C’est possible et surtout vital pour notre avenir !

Bonne lecture 😉

Newsletter 2ème Trimestre 2019

Newsletter 2ème Trimestre 2019
Chers amies et amis de ReBin,
La deuxième newsletter de l’année 2019 est parue. Le deuxième trimestre de cette année est synonyme de développement continu. La
demande pour notre engrais organique a augmenté sensiblement et justifie pleinement les travaux que nous avons entamés en début d’année pour doubler notre capacité de production (objectif plus de 10 tonnes de déchets organiques par semaine).
Le Gouvernement béninois nous a également accordé sa confiance en validant notre demande d’Accord de Siège pour une période de 5 ans renouvelable. C’est donc avec une motivation accrue que nous aborderons la question de la création d’un deuxième centre en
2020 et l’implémentation d’une solution pour valoriser le déchet plastique.

Bonne lecture 😉

Rapport Annuel 2018

Rapport Annuel 2018 – L’année de la concrétisation

Découvrez au fil de ce rapport d’activités les multiples avancées faites par la Fondation ReBin dans le cadre de son projet de valorisation des déchets à Toffo au Bénin.

Pour le rapport complet avec le bilan financier, prière d’adresser votre demande à : contact@rebin.ch

Présentation au CRELAC (31 octobre 2018)

Présentation au CRELAC (31 octobre 2018)

Mark Giannelli et Sylvain Massot, tous deux membres du Conseil de la Fondation ReBin, ont présenté leur modèle d’économie circulaire à une réunion du CRELAC afin de débattre de l’importance et de la nécessité d’une approche plus entrepreneuriale dans la réalisation des Objectifs du Développement Durable (ODD).

Exit la charité traditionnelle. Il faut penser investissement durable et social, même s’il prend la forme d’une donation. On parle à présent d’une nouvelle éthique de la responsabilité et qui place le « Bien Commun » au cœur du modèle d’affaires.

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La lutte contre les sacs plastiques en Afrique

La lutte contre les sacs plastiques en Afrique :  les interdictions sont-elles vraiment efficaces ?

2018 © Fodé Diaby – Fondation ReBin

 

Situation actuelle du plastique 

« Combattre la pollution plastique » c’est le thème de la journée mondiale de l’environnement de cette année 2018. La problèmatique du plastique, devenue alarmante à l’échelle mondiale, est un fléau écologique sans frontière. Les gouvernents et les pouvoirs publics semblent prendre conscience de l’omniprésence du plastique dans nos vies. Cette matière de notre quotidien représente une pollution latente dont les conséquences sur la santé humaine et l’environnement sont bien visibles.

Sans titreLa décomposition d’un sac plastique prend environ 400 ans pourtant sa production et son utilisation continuent d’augmenter. Plus de 500 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année dans le monde soit près de 16 000 sacs plastiques chaque seconde. Seuls 5% du plastique utilisé au niveau mondial sont recyclés. L’usage unique du sac plastique pour nos courses, parfois réutilisé comme sac poubelle, ne favorise pas la lutte contre cette pollution sournoise.

Dans les zones rurales de l’Afrique de l’Ouest, le débat sur l’interdiction des sacs plastiques est incontournable. Certaines populations se sont complétement habituées à la présence des déchets plastiques dans leur paysage. Ce phénomène bloque des systèmes d’évacuation et touche directement l’écosystème aquatique . De la décharge de Mbeubeuss à Dakar au marché de Houégbo au Bénin, le constat est unanime: les sacs plastiques sont partout.

Loi interdisant les sacs plastiques 

Des Etats comme le Rwanda, le Togo, le Sénégal, le Maroc, la Mauritanie et très récemment le Bénin ont pris des mesures pour bannir les sacs plastiques. Une interdiction qui vient dénoncer la situation inquiétante de la réglementation sur les déchets plastiques. Cette loi vise à interdire la fabrication, l’importation et la vente de sacs plastiques non biodégradables. Une initiave, saluée par les acteurs de l’environnement, qui hélas atteint  ses limites.

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Quelques temps après l’adoption de la loi, la question sur l’efficacité de ces interdictions s’impose. Comme pour toutes les transitions, une période d’adaptation est toujours nécessaire.

Dans la majorité des villes concernées par ces mesures, des sacs plastiques y sont toujours en circulation comme si aucune loi n’avait été votée. De plus, chacun de ces pays disposent d’une législation avec des spécificités territoriales. Dans certaines localités, les obstacles à l’application des interdictions restent principalement l’information et la sensibilisation.

Pour des habitants parfois analphabètes, la différenciation entre des sacs plastiques « biodégradables » et « non biodégradables » freine l’initiative malgré leur bonne volonté.

Des pays, comme le Rwanda, ont réussi ce pari d’exclure tous les sacs plastiques de leur espace. Depuis 2008, la loi rwandaise est stricte sur l’usage des sacs plastiques non biodégradables sur son territoire. Cette fermeté s’appuie sur la sanction pour faire respecter la loi. D’autres villes tentent de suivre cette voie malgré quelques résistances sociales.

Quelles alternatives ?

Pendant que le débat sur l’efficacité ou non d’interdire les sacs plastiques préoccupe certains,d’autres agissent et proposent des alternatives. L’impact négatif du plastique sur l’environnement et sur la population fait face à une production grandissante qui n’attend  pas. Voir les déchets plastiques comme «  une ressource précieuse » devient un moteur fort pour de nombreux défenseurs de l’environnement.

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Àtravers son ouvrage « Zéro déchet en décharge, c’est possible !» , Dr Isabelle Chevalley nous livre un guide pratique de gestion des déchets. Entre illustrations et alternatives, la spécialiste de la problématique des déchets partage son expérience sur le terrain africain en rendant simples des sujets complexes.

Les dangers du sac dégradable 

Nombreux sont ceux qui ne différencient pas le sac dit dégradable du sac biodégradable. Le sachet biodégrable est fabriqué à base d’amidon de maïs, de pomme de terre ou encore de blé. Ce sachet est compostable et se transformera en terre. Aucun danger ! Par contre le sac dégradable, dit oxodégradable ou fragmentable, est fabriqué en polyéthylène auquel on a ajouté des produits chimiques pour faciliter sa décomposition. Il lui faudra environ 60 jours pour se dégrader et se transformer en miniscules fragments de plastique qui finiront tôt ou tard dans la chaîne alimentaire. Ces sacs sont un leurre et sont encore plus dangereux que les sachets traditionnels qui eux peuvent être collectés.

 

Les solutions

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Elles sont diverses et variées. Elles ont l’avantage de pouvoir s’adapter aux réalités du terrain et correspondre à des attentes locales. On peut recycler les plastiques durs en les broyant et en les préparant pour être retransformés en objets (par exemple des bouteilles, des tubes ou encore des poubelles). On peut également transformer le plastique en carburant ; c’est la solution que privilégie la Fondation ReBin à court et moyen terme. Il s’agit d’adopter l’option la plus pragmatique et la plus efficace pour se débarasser de l’existant et ainsi assainir notre environnement, notamment dans la commune de Toffo au Bénin.

Beaucoup d’acteurs locaux adoptent de plus en plus des comportements écologiques et tentent d’agir à leur échelle. Sans un sursaut citoyen, la situation des déchets ne va pas se résoudre. Au Sénégal, des initiatives citoyennes comme « Save Dakar » sensibilisent la population sur l’importance de cette lutte contre des déchets.

L’enthousiame des populations, à faire disparaître les dépôts sauvages, est concret. C’est avec le cœur à l’ouvrage, poussés par la Fondation ReBin, que les habitants de Toffo participent à la viabilisation d’une économie circulaire. Le succès de leur centre de valorisation des déchets est la preuve d’une volonté d’agir et d’une prise de conscience environnementale qui se veut durable.

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